Présentation du Diplodocus
27 mètres de sauropode
Le Diplodocus (Diplodocus longus) est l'un des dinosaures les plus longs jamais découverts, avec une longueur totale de 24 à 32 mètres, dont plus de la moitié est constituée par le cou et la queue. Pour une telle taille, il était relativement léger : entre 10 et 16 tonnes — comparé aux 30-60 tonnes du Brachiosaure. Il vivait au Jurassique supérieur, il y a environ 154 à 152 millions d'années, dans ce qui est aujourd'hui l'ouest des États-Unis (formation Morrison).
Son nom signifie « double poutre » en référence aux vertèbres caudales en forme de double chevron. Le Diplodocus est l'un des dinosaures les mieux documentés — de nombreux spécimens presque complets ont été découverts depuis la fin du XIXe siècle. Une copie de son squelette, surnommée « Dippy », trône dans le Natural History Museum de Londres.
La queue comme arme
Un fouet supersonique
La queue du Diplodocus est l'une des structures les plus fascinantes de la paléontologie. Composée de plus de 80 vertèbres qui s'affinent progressivement jusqu'à une extrémité filiforme, elle a été modélisée par des physiciens qui ont conclu qu'en claquant comme un fouet, son extrémité pouvait dépasser la vitesse du son — produisant un bang sonique audible à grande distance. Cette théorie est soutenue par des simulations informatiques mais reste débattue : s'agissait-il d'une arme défensive, d'un signal de communication, ou d'une parade sexuelle ?
Mode de vie
Un brouteur de végétation basse
Contrairement au Brachiosaure qui broutait les cimes, le Diplodocus avait la tête et le cou en position horizontale ou légèrement inclinée vers le bas. Ses dents en forme de pieux raclaient la végétation basse (fougères, prêles) plutôt que de l'écraser. Son énoooorme tube digestif assurait la fermentation de la nourriture peu nutritive qu'il ingérait en quantités phénoménales.
FAQ
Le Brontosaure (« tonnerre lézard ») fut décrit en 1879 mais considéré pendant un siècle comme un synonyme d'Apatosaure. Des études de 2015 ont réhabilité le Brontosaure comme genre distinct du Diplodocus. Les deux sont des diplodocidés du même habitat et de la même époque.
Des simulations suggèrent qu'il aurait pu se dresser brièvement sur ses pattes arrière — s'appuyant sur sa queue comme troisième point d'appui en tripode — pour atteindre des végétaux plus hauts. Mais cette posture était très contraignante pour sa colonne vertébrale.
Le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris expose un moulage de squelette de Diplodocus dans sa Grande Galerie de l'Évolution. Le Musée des Dinosaures d'Espéraza (Aude) présente aussi des spécimens remarquables.